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Nicolas LEFEBVRE (ESEO 2010)

Portraits d'Ingénieurs

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11/03/2019

2012 – 2018 | DIRECTEUR GÉNÉRAL /CO-FONDATEUR | ADECHOTECH

TPE de robotique médicale et télémédecine.

Mes missions :

  • Structuration de l’offre technique et commerciale
  • Mise en place de la normalisation du produit sur différents marchés (USA, Europe, Canada)
  • Mise en place d’une stratégie commerciale et marketing à l’international
  • Augmentation des ventes de 30 k€ à 1 M€ sur 3 années – Gestion clients
  • Accompagnement à la réalisation d’études cliniques
  • Recrutement et Management d’une équipe pluridisciplinaire
  • Gestion d’appel d’Offre et de centrale d’achat
  • Développement de partenariats industriels
  • Réalisation de levées de fonds (1 M€ en 2015)
  • Développement d’outils marketing
  • Montage de dossiers d’aides publiques (Coface, BpiFrance, Aide à l’innovation Régionale…)

www.adechotech.fr


MON PARCOURS

J’ai rejoint la TPE AdEchoTech en 2012, une aventure en famille. Nous avons eu la chance mon père (Éric) et moi de créer AdEchoTech en 2008. Éric est médecin échographiste depuis plus de 25 ans, il avait pour ambition d’amener à maturité et d’industrialiser le concept de la télé-échographie robotisée afin de répondre à la problématique grandissante de la désertification médicale. Notre robot MELODY s’inscrit aujourd’hui dans le développement de la télémédecine. Éric n’a jamais abandonné son activité de médecin en libéral et occupe aujourd’hui le poste de président de la société, en plus des heures allouées à sa clientèle médicale. AdEchoTech a mis sur le marché en janvier 2013 le premier robot au monde de télé-échographie.

A l’époque de la création de la société, je n’étais qu’en première année d’ingénieur à l’ESEO. J’ai vécu cette création depuis ses débuts, tout en restant pour la plupart du temps, simple observateur de son développement (réalisation du site internet de la société et écriture de quelques documentations techniques).


Option Biomédicale

Cette aventure a naturellement influencé le choix de mon option en I2, l’option Biomédicale. Les applications qu’offre le secteur médical sont extrêmement variées. Dans le cas où l’on est amené à travailler au contact des professionnels de la santé, la plus grande difficulté réside dans le dialogue entre l’ingénieur et le professionnel. Les ingénieurs ont tendances à oublier lors de la conception, l’utilisateur final et l’ergonomie adaptée. Ce dialogue, cette compréhension et le recueil du besoin du milieu médical doit s’apprendre. Un aspect très intéressant et enrichissant de l’option BIO, est la possibilité de travailler sur des projets dans lesquels les étudiants sont en contacts avec des médecins, des professionnels de la santé. Cette première approche est souvent révélatrice de la difficulté qui persiste pour deux professions qui ne parlent pas le même langage.

Stage I2

J’ai ensuite réalisé mon stage en I2 au sein de l’Université de Manchester. Stage de recherche dans le domaine médical, avec pour sujet : « Electric heterogeneities in the rabbit ventricle ». Ce stage avait également pour objectif de parfaire mon anglais, qui à l’époque était très approximatif. Nous avons parfois tendance à négliger les langues étrangères. C’est pourtant une plus-value indispensable dans notre métier et une source d’échanges et de partages inestimable.

Stage I3

En I3, je suis parti à Rennes pour mon stage de fin d’étude de 6 mois au sein de la société ETIAM. ETIAM (aujourd’hui ACETIAM) est spécialisée de la téléimagerie médicale, elle conçoit, développe et commercialise des solutions et services de communication d’images médicales sécurisés. Les solutions ETIAM sont basées sur des standards ouverts (DICOM, IHE, HL7) dont ETIAM est un des spécialistes reconnus au niveau mondial. Le sujet de ce stage était l’élaboration d’une maquette applicative en C++ pour la génération automatisée de compte-rendu médicaux. L’entreprise n’avait pas la possibilité d’embaucher et mon maître de stage m’a redirigé vers l’équipe IHE basée à l’INRIA (institut national de recherche dédié aux sciences du numérique) à Rennes.

Premier Poste

A l’obtention de mon diplôme, en 2010, la possibilité de rejoindre AdEchoTech s’est posée. Je ne me sentais pas encore prêt à relever ce défi. J’ai souhaité découvrir d’autres organisations et fonctionnements. AdEchoTech n’avait alors qu’un seul salarié, chargé de la conception du robot.

J’ai donc rejoint l’INRIA en tant qu’ingénieur développement sur le projet IHE (Integrating the Healthcare Enterprise) dans une équipe de 5 personnes. Bien que nous travaillions pour un organisme à but non lucratif (IHE), notre équipe était hébergée au sein de l’INRIA à Rennes. IHE est une initiative des professionnels de santé et des industries du secteur. L’objectif est de promouvoir les standards de communication et de stockage dans le milieu médical, tels que le DICOM et HL7, afin de faciliter l’interopérabilité des solutions entre elles. IHE définit notamment des cadres techniques, véritable guide d’usage et scénario, lesquels sont rédigés par des groupes travail constitués de différents acteurs du domaine de la santé. Le travail de notre équipe était de concevoir la plateforme GAZELLE, permettant de tester l’interopérabilité des systèmes en santé. Chaque année, IHE organise des Connectathons (marathons de la connectivité). C’est une sorte d’énorme Lan durant laquelle plusieurs sociétés médicales se retrouvent pour tester toute une semaine le niveau d’interopérabilité de leurs solutions. J’ai ainsi pu participer au connectathon de Pise en 2011 et de Bern en 2012. Très indépendant sur ce poste, j’ai été amené à gérer mes projets de développement informatique et à participer régulièrement à des réunions en Anglais avec des personnes de différentes nationalités. Très enrichissant ! J’étais à l’époque embauché en CDD, contractuel, institut publique oblige.

En Janvier 2012, l’équipe IHE a quitté l’INRIA pour aller s’installer dans l’entreprise KEREVAL, toujours à Rennes. J’ai pu embaucher en CDI.

En Juin 2012, suite au développement stagnant d’AdEchoTech, Eric a souhaité que je rejoigne la société pour structurer et développer l’activité.

Très peu de choses existaient alors. Le produit était au stade de prototype, le terrain de jeu était vaste, et s’est avéré tout aussi passionnant que difficile.

Dans une petite société, les décisions stratégiques ne sont pas souvent évidentes et les conséquences pas toujours prévisibles. Il faut se sentir prêt à consacrer entre 50 et 60 heures de sa semaine pour l’entreprise et accepter d’y travailler les weekends. Cependant, l’aventure que permet le développement d’une startup est extrêmement enrichissante. On n’est plus cantonné à un seul poste, et il faut sans cesse se remettre en question. Le travail en famille est un atout indéniable et permet une grande confiance, mais n’est pas sans difficultés non plus. Le management reste un facteur de réussite évident et permet d’établir la confiance nécessaire avec ses collaborateurs, partenaires et clients, pour la réussite du projet.


Avez-vous quelque chose à dire aux jeunes ingénieurs, aux étudiants ESEO

L’humain est au centre de toutes les réussites. Il est important de savoir s’entourer pour réussir ses projets professionnels.

Ne négligez pas l’Anglais, c’est un vecteur de communication indispensable qui permet d’approcher d’autres cultures, d’autres modes de fonctionnement.

Si vous souhaitez vous diriger dans le management d’équipe, il est important de connaître la technique. Le management est une science sociale mais doit s’appuyer sur une base technique solide. Cela vous donnera d’autant plus de crédibilité auprès de vos collaborateurs.

Il est important de s’épanouir dans son travail, cela vous fera évoluer à titre personnel très rapidement, surtout lors de vos premières années, ne négligeait pas vos premiers postes. Il se pourrait qu’ils orientent également votre parcours à long terme.

Enfin, outre le côté professionnel, n’oubliez pas votre développement personnel ! Sports, hobbies, voyages, musique… sont des expériences qui vous permettront de rencontrez des personnes que vous n’auriez jamais croisé par ailleurs. La mixité sociale est primordiale pour comprendre le monde dans lequel nous évoluons.

Voici un petit aperçu de quelques passions qui me tiennent à cœur :



Souvenirs de l’ESEO, du BDE, des clubs…

J’ai gardé contact avec quelques amis de l’ESEO, qui constituent aujourd’hui mes amis les plus proches. L’ESEO nous a permis d’évoluer ensemble.

Il m’arrive également dans le cadre de mon travail de rencontrer ingénieurs de ma promotion et c’est toujours avec plaisir que nous échangeons sur notre parcours. Les liens sont bien là en ingénieurs ESEO et il nous faut absolument continuer de faire grandir ce réseau, cette famille.

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